G.H.BASS x Hast : une nouvelle interprétation du Larson Weejuns®

G.H.BASS x Hast : une nouvelle interprétation du Larson Weejuns®

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En 1936, G.H.BASS dévoile les Weejuns®, un mocassin appelé à devenir l’une des silhouettes les plus reconnaissables du vestiaire américain. Des campus de l’Ivy League aux scènes musicales, du tailoring aux usages les plus décontractés, le modèle traverse les décennies sans perdre ce qui fait son identité.

En 2026, année des 150 ans de G.H.BASS et des 90 ans des Weejuns®, la maison américaine choisit Hast pour sa première collaboration avec une marque française.

Pour cette rencontre, nous avons travaillé autour du Larson Penny Loafer, l’un des modèles emblématiques de la gamme. Notre intention n’était pas d’en modifier la silhouette, mais d’intervenir avec retenue sur la matière : un cuir lisse associé à des empiècements en cuir grainé, déclinés en noir profond et en brun chocolat.

1876, 1936, 2026

L’histoire de G.H.BASS commence dans le Maine en 1876, lorsque George Henry Bass se lance dans la fabrication de chaussures avec une idée simple : concevoir chaque modèle en fonction de son usage.

Soixante ans plus tard, en 1936, la maison présente les Weejuns®, inspirés de chaussures sans lacets portées en Norvège. Leur nom lui-même joue sur cette origine, « Weejuns » dérivant de « Norwegian ».

Le mocassin trouve rapidement un terrain d’expression naturel sur les campus de la côte Est américaine. Dans les années 1950 et 1960, les Weejuns® deviennent indissociables de l’esthétique Ivy League : chinos, chemises Oxford, blazers et penny loafers composent un vestiaire à la fois habillé et décontracté.

Les étudiants prennent notamment l’habitude de glisser une pièce dans la découpe de la barrette placée sur l’empeigne, contribuant à installer durablement l’appellation de penny loafer.

La suite appartient autant à l’histoire de la mode qu’à celle de G.H.BASS. Le mocassin quitte progressivement les campus, traverse les bureaux puis différentes scènes musicales et contre-cultures. En 1982, Michael Jackson apparaît notamment chaussé de Weejuns® noirs au début du clip Thriller.

La chaussure reste sensiblement la même ; ce sont les manières de la porter qui changent.

En 2026, G.H.BASS célèbre ses 150 ans. Les Weejuns®, eux, en ont 90.

De l’Ivy League aux scènes musicales puis aux silhouettes contemporaines, cette chronologie raconte surtout une permanence : celle d’un dessin capable d’être adopté par des générations très différentes sans perdre son identité.

Ce qui fait un Weejuns®

Derrière la simplicité apparente du Larson se cache une construction précise, dont plusieurs éléments accompagnent les Weejuns® depuis des décennies.

Chaque paire commence par une construction mocassin cousue à la main. L’empeigne est assemblée manuellement afin de former cette couture visible qui suit le contour du pied et participe immédiatement à l’identité du modèle.

Aux extrémités de la barrette apparaissent les coutures caractéristiques dites beefroll. Le cuir y est resserré pour former ces petits volumes cylindriques qui structurent le dessus de la chaussure.

Au centre prend place le Whale Tail Penny Keeper, la barrette signature du Larson. Sa découpe évoquant une queue de baleine est devenue l’un des éléments les plus reconnaissables des Weejuns®.

Sous la chaussure, le montage Blake relie directement la tige à la semelle extérieure en cuir. Cette construction participe à la finesse de la silhouette et permet également à la chaussure d’être ressemelée lorsque cela devient nécessaire.

Le talon reçoit quant à lui un empiècement en caoutchouc destiné à renforcer les zones les plus sollicitées tout en préservant la ligne de la semelle cuir.

Nos Larson sont confectionnés au Salvador, selon cette construction traditionnelle.

Autrement dit, beaucoup de choses se passent dans une chaussure qui, au premier regard, paraît extrêmement simple.

Et c’est précisément cette simplicité que nous voulions préserver.

G.H.BASS x Hast : changer la matière plutôt que la silhouette

Pour imaginer cette collaboration, nous sommes partis d’une déclinaison du Larson qui introduisait déjà un travail de contraste et de relief sur l’empeigne.

Le principe nous intéressait. Nous avons choisi d’en proposer une interprétation plus proche du vestiaire Hast.

Plutôt que de modifier les lignes du modèle ou d’ajouter un élément décoratif, nous avons fait dialoguer deux expressions d’une même matière : un cuir lisse et un cuir grainé.


Le cuir lisse conserve la netteté familière du Larson. Les empiècements en cuir grainé viennent, eux, souligner certaines parties de la chaussure et introduire un relief discret.

La barrette du penny loafer reprend également ce cuir grainé afin de prolonger le contraste sur le dessus du pied.

Notre intervention s’arrête volontairement là.

De loin, la silhouette reste immédiatement identifiable. De près, la différence de grain et la manière dont les deux surfaces captent la lumière apportent une nouvelle profondeur au modèle.

Il ne s’agissait pas de redessiner le Larson, mais d’en déplacer légèrement la lecture par la matière.

Deux couleurs, deux lectures du cuir

La collaboration se décline en deux nuances : noir profond et brun chocolat foncé.

Le noir

Sur la version noire, le contraste repose presque entièrement sur les textures.

Le cuir lisse et le cuir grainé partagent une même profondeur de couleur. Ce sont donc principalement le relief et la lumière qui révèlent les empiècements.

Une interprétation particulièrement retenue, capable d’accompagner aussi naturellement un jean qu’un pantalon à pinces ou un costume.

Le chocolat

Le brun chocolat offre une lecture différente.

La profondeur de la teinte fait ressortir plus sensiblement les variations de surface entre les deux cuirs. Le grain apporte du relief tout en conservant une palette facile à intégrer au vestiaire : écru, denim, gris, marine ou différentes nuances de brun.


Deux coloris, donc, mais une même idée : laisser la matière distinguer le modèle sans en modifier l’équilibre.

Une chaussure faite pour être portée

Il y a également quelque chose dans la philosophie du Weejuns® qui nous parle particulièrement : cette chaussure n’est pas pensée pour rester intacte.

Le cuir évolue.

Il s’assouplit progressivement, se façonne au pied, marque légèrement aux endroits sollicités et développe sa propre patine. Une paire portée régulièrement acquiert ainsi un caractère différent d’une paire neuve.

La construction du Larson accompagne cette évolution.

Sa semelle extérieure en cuir peut être ressemelée grâce au montage Blake. Lorsqu’une première semelle arrive au terme de son usage, la chaussure elle-même n’a donc pas nécessairement terminé sa vie.

C’est une approche du produit que nous partageons : concevoir des pièces que l’on porte réellement, suffisamment longtemps pour que la matière raconte à son tour une partie de leur histoire.

Du jean au costume

La longévité du Weejuns® tient aussi à une particularité assez rare : il n’appartient jamais complètement à un seul registre.

Son histoire Ivy League le place naturellement aux côtés d’un chino, d’une chemise Oxford ou d’un blazer. Mais au fil des décennies, le même mocassin a été porté avec des jeans, des pantalons amples, des costumes ou des silhouettes beaucoup plus libres.

Avec un pantalon à pinces ou un costume, le Larson permet de relâcher légèrement une tenue formelle sans rompre son équilibre.

Avec un denim brut ou un chino, son héritage américain apparaît davantage. Une chemise, une veste de travail ou une maille texturée suffisent alors à l’inscrire dans un vestiaire plus quotidien.

C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles sa silhouette vieillit si peu : le Larson change moins vite que les façons de le porter.

G.H.BASS x Hast

Pour cette première collaboration avec G.H.BASS, nous avons donc choisi de travailler avec ce qui existait déjà plutôt que contre.

Conserver la silhouette du Larson.
Conserver sa construction.
Conserver les détails qui permettent de reconnaître un Weejuns® au premier regard.

Et intervenir uniquement là où cela nous semblait juste : sur la matière.

Deux cuirs, l’un lisse, l’autre grainé. Deux coloris, noir et chocolat. Une variation discrète autour d’une chaussure née en 1936 et toujours portée 90 ans plus tard.

G.H.BASS x Hast : Larson Weejuns® en cuir noir et chocolat. Édition limitée, disponible sur hastparis.com, dans nos boutiques et dans une sélection restreinte sur le site européen de G.H.BASS.

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