Le Tanneur x Hast I Nouvelle collaboration

Le Tanneur x Hast I Nouvelle collaboration

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Une toile, un cuir, deux maisons qui ne font pas le même métier mais qui ont la même exigence.

En 1898, Charles Bonnardel, maroquinier, s'associe à Francisque Bornex, tanneur de troisième génération. Leur première pièce est un porte-monnaie sans une seule couture apparente — ils l'appellent sobrement Le Sans Couture. Il est encore fabriqué aujourd'hui. Cent vingt-huit ans plus tard, Le Tanneur reste une maison de petite maroquinerie, c'est-à-dire la discipline la moins indulgente du métier : sur un objet de cette taille, un millimètre d'écart se voit.

Hast fait autre chose mais avec la même exigence. Nous dessinons des vêtements, et notre travail porte sur la coupe et le tissu. Nous ne savons pas monter un sac. Eux ne font pas de blouson. C'est précisément ce qui rend cette capsule intéressante : chacun a fait ce qu'il sait faire de mieux, sur une matière commune.

Le cuir

Le Tanneur ne travaille que le cuir pleine fleur : la peau dont la surface n'a pas été poncée pour effacer les défauts. C'est la partie la plus résistante, celle qui porte le grain naturel de l'animal, et celle qui prend une patine au lieu de s'user. Un cuir corrigé ou enduit fait l'inverse: il est impeccable le premier jour et s'écaille ensuite.

Les cuirs de la maison proviennent intégralement de tanneries certifiées Leather Working Group, un référentiel qui audite la consommation d'eau, le traitement des effluents et la traçabilité des peaux. Le Tanneur s'approvisionne en France et en Italie, par principe de circuit court.

Sur le blouson, le cuir ne fait pas de décoration. Il est placé là où le vêtement s'use : dessous de col, intérieur des poignets, dessous du rabat de poche, pattes de serrage latérales, poche intérieure.

La toile

Le point de départ n'est ni le vêtement ni le sac, mais une moleskine de coton tissée en Italie, développée pour l'occasion.

La moleskine est un coton gratté à armure satin, dense, à l'aspect légèrement suédé. C'est historiquement le tissu du vêtement de travail français : celui des ateliers, des chemins de fer, des maraîchers. Celle-ci pèse 400 g/m², ce qui est lourd pour un coton, et elle a reçu un traitement déperlant. Elle a donc la main sèche et la tenue d'une toile technique, mais elle s'assouplit et se patine comme un coton ordinaire. C'est un tissu qui vieillit bien à condition d'être porté : rangé au placard, il ne fait rien.

Elle est certifiée OEKO-TEX, et c'est la même pour les deux pièces. Rien d'autre ne les relie, et c'est suffisant.

Le blouson

Coupe boxy, épaules légèrement tombantes, volume franc. Le patronage vient de notre blouson utilitaire, retravaillé pour supporter le grammage de la moleskine, une toile de 400g ne tombe pas comme une de 270.

Les surpiqûres sont réalisées en fil 30, un fil épais qui met le relief des constructions en évidence au lieu de l'effacer. Deux soufflets d'aisance dans le dos rendent le bras utilisable, ce qui est le moindre des choses pour un vêtement d'inspiration workwear et ce que beaucoup oublient. Une grande poche frontale, une poche intérieure, des boutons effet corne. Le col se porte ouvert, relevé, ou entièrement fermé grâce à un bouton dissimulé sous le col : trois allures dans une seule pièce, sans rabat ni patte rapportée.

Kaki profond, garnitures noires.

Le cabas 24h

Format 45×31×15cm : le volume d'une journée de travail, ou d'un départ le vendredi soir pour deux nuits. Toile de coton à l'extérieur, cuir lisse pleine fleur aux points de tension, doublure coton. Trois poches plates à l'intérieur, une bandoulière réglable et amovible : on le porte à la main ou à l'épaule selon ce qu'il y a dedans.

La bouclerie a été dessinée par le bureau de style Le Tanneur. C'est le genre de détail qui ne se remarque qu'au bout de six mois, quand les attaches d'un sac bon marché ont commencé à jouer.

Où sont faites ces pièces ?

Le cabas est fabriqué en Italie. Le blouson est confectionné au Portugal. La toile et le cuir, eux, sont italiens dans les deux cas.

Comment les porter ?

Le blouson supporte la chemise et le pull de la même façon, ce qui est rare pour une pièce de ce volume. En semaine, sur une chemise blanche et un pantalon à pinces, avec le col ouvert. Le week-end, sur un col roulé en laine et un jean brut, col relevé et fermé s'il fait froid, c'est à ce moment que la coupe se lit le mieux.

Le cabas ne demande pas d'être assorti. Il passe avec un costume comme avec le blouson, ce qui est précisément ce qu'on attend d'un sac qu'on garde dix ans.

Édition limitée.

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